Nouvelle Gauche Communiste
courant révolutionnaire du PCF

L'Iraq sous mandat
colonial
impérialiste

Numéro 56
1er trimestre 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LE peuple irakien est soumis depuis plusieurs années a une agression continue de la part de la principale puissance impérialiste du moment. En 2003, cette agression a pris la forme d’une guerre éclaire d’une extrême violence, prolongée par une occupation conte laquelle un mouvement de résistance lutte. A travers cet article nous souhaitons revenir sur cette situation reliée incontestablement à ce qui passe en Palestine et en Afghanistan. Pour ce faire, nous aborderons ici les points suivants : Les origines et le bilan de la guerre de 2003, La dimension violente de l’occupation, La dimension économique de l’occupation et La dimension politique de l’occupation

Les origines et le bilan de la guerre de 2003

LES origines lointaines de la guerre de 2003 puisent bien évidemment dans la guerre de 1990 – 1991. Plusieurs articles ont déjà été publiés dans Prométhée sur ce sujet, nous n’y reviendrons pas. Pour nous, le mot origines renvoie ici au processus de légitimation de cette agression engagé par le camp de la guerre en 2002 et 2003. En effet, à travers une campagne savamment orchestrée, les bellicistes ont expliqué que l’Irak constituait une menace mortelle pour l’humanité en raison de la détention d’armes de destruction massive par cet état qualifié de voyou.

Nous savons ce qu’il est aujourd’hui. L’armée irakienne s’est écroulée comme un château de carte face au rouleau compresseur américain (110 000 sorties aériennes en quelques semaines !). Quant aux armes de destructions, s’il y en a bien eu usage en Irak, les victimes furent les Irakiens. Ces derniers ont subi des tapis de bombes et d’obus, dont 940 0000 à base d’uranium appauvri (soit 300 tonnes d’un métal lourd et radioactif déversées sur l’Irak). A cela s’ajoutent les bombes au napalm et autres engins assassins. Cette guerre de quelques semaines (mars –mai 2003) aurait fait selon diverses estimations de 20 000 à 50 000 morts coté irakien. Rappelons-nous les propos de Churchill quant à l’usage de telles armes contre la population irakienne en 1919 : « Je ne comprends par ces réticences à l’emploi du gaz (en Irak). Je suis fortement en faveur de l’utilisation du Gaz toxique contre les tribus barbares… L’effet moral sera bon. On diffusera une terreur vivace ».

Mais revenons aux armes de destruction massives (AMD) irakiennes. Où sont-elles passées ? Cette question n’est en fait pas pertinente. Nous devons avant toute autre chose nous demander si ces AMD existent ? Leur existence est bien réelle, mais uniquement sur le papier noirci par les bellicistes afin de justifier leur action. Et pour renforcer leurs accusations, Bush, Blair et Azenar se sont appuyés sur des sources non occidentales : Le complexe de défense israélien, L’opposition irakienne à Saddam Hussein

Ces deux groupes ont donc fourni des informations « prouvant » la détention par l’Irak d’AMD. Or aujourd’hui, la vérité éclate : ces informations étaient fausses et étaient destinées à une seule chose : obtenir une intervention contre l’Irak.

Le Los Angeles Time du 5 décembre 2003 donnait ainsi la parole à Shlomo Brom, ancien général des services de renseignements israélien et chercheur au sein du Jaffe Centers for Strategics Studies : « Quand on s’interroge sur l’image dépeinte par les agences de renseignement de la coalition, la troisième partie dans cet échec – Israël- est restée dans l’ombre (…) Pourtant, les renseignements israéliens ont été un partenaire à part entière dans la production de cette image présentée par les Américains et les Britanniques sur les capacités non conventionnelles de l’Irak (…) Ils ont surestimé à tort la menace irakienne à l’égard d’Israël et ont renforcé la croyance des Américains et Britanniques que ces armes existaient ». Concernant l’ex opposition irakienne à Saddam Hussein, le Telegrah (Grande Bretagne) du 19 février 2004  révélait les propos d’Ahmed Chalabi du Congrès National Irakien : " le succès est total. Le tyran est parti et les Américains sont à Bagdad. Ce qui a été dit avant n’est pas important ». Dans le même temps des officiels américains reconnaissaient avoir été induit en erreur par le CNI et avoir compris la duperie dès 2002 !

Parallèlement à ces constats, d’autres pièces sont venues compléter l’argumentaire tendant à prouver que l’effervescence autour des AMD fut une belle opération de manipulation digne des systèmes totalitaires (nazi comme stalinien) : Les déclarations de Ministre australien de la défense, Robert Hill, « il est de plus en plus douteux que l’on puisse espérer trouver en Irak des AMD », Les déclarations de Hans Blix (ONU – AIEA – COCOVINU), Les déclarations de David Kay (ONU – UNSCOM et directeur d’un groupe de 400 experts des AMD présents en Irak à partir de mai 2003, l’Iraq Survey group), Les déclarations de Scott Ritter (ONU – UNSCO), Le rapport Hutton (Grande-Bretagne).

La guerre s’est donc produite sur la base d’une vaste manipulation de l’opinion publique mondiale. Si celle-ci s’est fortement mobilisée contre l’entreprise belliciste, elle l’est malheureusement beaucoup moins contre l’occupation et son cortège de violences.

La dimension violente de l’occupation

L’OCCUPATION de l’Irak, c’est avant toute autre chose, la présence de soldats étrangers sur le territoire irakien : Un peu plus de 135 000 Etatsuniens, 10 000 Britanniques, 2 300 Polonais, 1637 Ukrainiens, 1197 Espagnols, 437 Hongrois, 295 Danois, des Hollandais, des Japonais, des Italiens, des Kazakhs, des Norvégiens, des Slovaques, des Nicaraguayens, des Thaïlandais, des Philippins, des Roumains, des Salvadoriens, des Honduriens, de Mongols, des Dominicains, des Lettons et des Lithuaniens….

La dimension violente de cette occupation se mesure assez facilement. Les victimes irakiennes des violences des troupes d’occupation seraient environ 2500. Chaque semaine, les agences de presse rapportent les bavures des troupes : Le 29 février : des soldats polonais tirent sur un bus dans lequel se trouvaient 44 personnes (Associated Press), Le 27 février : des soldats britanniques noient un jeune irakien dans le cana de Bassorah (Independent), le 22 février des soldats britanniques  tuent un directeur d’école (Independent), Le 21 février : des soldats britanniques tuent 17 irakiens à Um Qasr (The Gardian) ; Etc….

Ces faits sont imputables aux vicissitudes de toute occupation militaire d’un pays conquis par la force. Ils sont également le fait d’une doctrine précise : « avec une bonne dose de peur et de violence, et beaucoup d’argents pour les projets, je pense que nous arriverons à convaincre ces gens que nous sommes là pour les aider » , Colonel Nathan Sassaman, commandant de bataillon de l’US army en Irak, le New-York Times, le 9 décembre 2003, « Vous devez comprendre l'âme arabe. La seule chose qu’il comprenne c’est la force », Todd Brown, commandant de la 4ème compagnie d’infanterie de l’US Army, « Il y a en Irak des cœurs que vous ne pouvez pas gagner. A l’intérieur du cadre des droits de l’homme, si vous faites de certains villages un exemple, cela attire l’attention des autres et les attaques diminuent dans cette région », Colonel Ralph Peters (The Gardian 9.12.2003).

Ces propos ne sont pas des propos isolés. Ils s’inscrivent dans une stratégie puisée dans l’expérience française en Algérie (projection régulière du Film « la bataille d’Alger » aux soldats américains), dans l’expérience raciste de l’Afrique du Sud (The Forward du 21 février annonçait le recrutement d’anciens barbouzes de l’Apartheid), dans l’expérience américaine en somalie (projection régulière du film « la chute du faucon noir » aux soldats américains), mais surtout dans l’expérience inégalée d’Israël matière de matage de peuples arabes. En témoigne, le fait que les troupes américaines ont détruit à l’instar des méthodes israéliennes, de milliers d’hectares d’orangers, de citronniers et de dattiers.

The Gardian révélait ainsi dans son édition du 9 décembre 2003 que des conseillers israéliens formaient des forces spéciales américaines dans opérations de contre guérilla (y compris l’utilisation d’escadrons de la mort). Michel Vane, brigadier général reconnaît ainsi « nous sommes allés récemment en Israël pour tirer des leçons de leurs opérations anti terroristes dans les centres urbains ».

Israël apparaît ainsi comme un acteur incontournable du dossier irakien : Une rencontre aurait eu lieu à Madrid entre des membres du Gouvernement provisoire irakien et Shimon Perez, en marge du congrès de l’international socialise ( ! ! !) ; Des entreprises israéliennes ( TASHAN - SONOL – Morgantown International) contribuent à l’occupation américaine de l’Irak en fournissant un support logistique précieux (carburant notamment) ; Selon le journal israélien Haaretz (8 février 2004), la mise en place d’un pipeline entre le Nord de l’Irak et Haifa est envisagée. Selon, James Akins (The Observer d’avril 2003), un ancien ambassadeur américain cette ouverture aurait été négociée bien avant la guerre de 2003 entre les gouvernements américains et israéliens et des personnalités irakiennes de l’opposition à Saddam Hussein (Le neveu d’Ahmed Chalabi est lié à des proches de Nethanyaou dans le cadre d’une joint venture). Un officier de la CIA (The Observer d’avril 2003) ajoute « c’est un ancien rêve pour certains membres influents de l’actuelle administration (Bush) que de mener une guerre en Irak pour préserver les intérêts et ressources énergétiques américains comme israéliens ».

Mais encore une fois nous nous écartons de l’essentiel. Revenons à la violence de l’occupation et à ses inspirations. Comme Israël en Palestine, les États-Unis détiennent sans aucune base légale des milliers d’hommes. Paul Bremer, le gouverneur américain de l’Irak reconnaît que 9 263 prisonniers sont entre les mains de la coalition, et stockés dans les anciennes prisons de Saddam : 6 236 civils, 99 VIP (dirigeants du régime déchu), 2 418 détenus de droits commun, 253 adolescents, 257 combattants étrangers, sans oublier non comptabilisés ici les 3 800 moujahidins iraniens opposés à Téhéran et prisonniers en Irak.

Comme Israël au Liban avec l’Armée du Liban Sud, les États-Unis mettent en place des milices à leur botte : 25000 membres des forces de défense civiles, 70 000 gardes de sécurité, 8 000 gardes frontières, 2 000 membres des forces de défense, 70 000 forces kurdes, soit un total de 150 000 au 24 février 2004.

Comme Israël en Palestine et ailleurs, les forces américaines mettent sur pied des escadrons de la mort (The Gardian du 9 décembre 2003) : La Task force 121 dirigée par William Jerry Boykin, extrémiste chrétien, persuadé selon ses propres mots être en guerre contre « Satan qui veut détruire les États-Unis cette armée chrétienne » ; La nouvelle police secrète irakienne financée à hauteur de 3 milliards de dollars (somme prélevée sur le budget de la CIA). Elle sera dotée à terme de 10 000 hommes recrutés parmi les exilés, la population kurde et la population chiite. Certains spécialistes comparent cette opération à l’opération Phoenix qui s’étaiet traduite par l’assassinat de 40 000 vietnamiens (cadres civils et militaire de la résistance nord vietnamienne) durant la guerre du Vietnam. A cette époque, les assassins de la CIA laissaient sur le corps de leur victime un As de pic. Aujourd’hui en Irak, cette symbolique est reprise à travers le jeu de cartes sur lequel figurent les dirigeants du régime de Saddam (source RAID – février 2004, page 7) ; L’antenne de la CIA à Bagdad forte de 275 cadres américains.

Cette violence et cette occupation suscitent en retour une forte résistance. La pression qu’elle fait peser sur les troupes d’occupation est telle qu’en décembre, la CIA a limogé le responsable de son antenne irakienne jugé incapable de faire face à la démultiplication des attaques (Seattle Times du 20 février 2004). Les troupes de la coalition impérialiste sont donc impuissantes. Ainsi, le 5 mars, des tirs de mortiers ont été faits en direction de l’aéroport international de Bagdad, à quelques kilomètres seulement du siège de l’autorité d’occupation.

Pour mesurer l’impact de la résistance irakienne, l’état des morts et blessés américains est utile : 548 soldats ont été tués en Irak dont plus de la moitié après la fin de la guerre proclamé par Bush en mai 2003 (New York Times du 2 mars 2004) ; 10% des effectifs ont été évacués d’Irak pour un motif humanitaire !; 473 morts au combat et 3 255 blessés au combat ; 18 717 blessés ou malades (dont 1291 pour raison psychiatrique, 1167 pour raison neurologique, 1002 pour raison gynécologique (grossesse), etc.)

La situation est telle que l’armée vient d’interdire au soldat actuellement en Irak ou en Afghanistan de quitter l’armée à leur retour aux États-Unis. Le contrat sera automatiquement rallongé et ceux qui rempileront en Irak bénéficieront d’une prime de 10 000 $ ; le prix d’une vie. Dans le même temps des contingents étrangers refusent de rejoindre l’Irak (notamment 30 bulgares). Ces hommes et ces femmes quelle que soient leur nationalité comprennent en effet ce qui se joue en Irak. Ils comprennent également que l’occupation de l’Irak profite à certains.

la dimension économique de l’occupation

DANS un document sur la situation de l’Irak (Programme d’assistance 2004 en faveur de l’Iraq, page 14), l’Union européenne à le mérite d’être claire :

« la stratégie économique iraqienne présentées aux réunions annuelles du FMI et de la banque mondiale (…) était principalement axée sur la liberté des marchés et le maintien d’un gouvernement central réduit. Il était envisagé une stratégie macro-économique reposant sur (…) : économie ouverte (rôle restreint du secteur public), développement du secteur privé intégration internationale ».

Ces orientations profitent au complexe militaro industriel américain. Au 15 février 2004, le montant global des contrats passés en Irak atteignait les  8 milliards de dollars répartis sur 70 compagnies américaines. Huit d’entre elles (toutes liées à l’establishment politique et militaire) ont obtenu des contrats supérieurs à 500 millions de dollars : KRB – halliburton , Bechtel, International American Products, Pereni Corporation, Contract International inc, Fluor corp, Washington Group International, Research Traingle Institute

Ces firmes ont soutenu la dernière campagne de Bush à hauteur de plus d’un demi-million de dollars. Leur cynisme n’a pas d’égal. Ainsi pour Yousseif Sleiman de Harris Corporation : « chaque Hélicoptère qui tombe doit etre remplacé » (The Nation, 5 février 2004). Elles bénéficient de l’appui solide d’organismes publics américains comme USAID ou l’OPIC (Overseas Private Investment Corporation). Des entreprises britanniques participent également au dépeçage de l’Irak. C’est le cas de la SERCO, une société à la fibre sociale puisqu’en l’espace de 2 ans, elle a licencié 10 000 personnes….

Les États-Unis disposent également de divers soutiens financiers dans le cadre de leur occupation : L’Union européenne :  235.62 millions de $, Les États membres de l’Union européenne : 379 millions de $, Une quarantaine d’État : 569 millions de $, Le FMI : 850 millions de $, La Banque mondiale : 500 millions de $.

Ces soutiens ne sont pas négligeable pour les États-Unis qui ont du mal à financer le coût de la guerre : un milliard de dollars par semaine ou encore 14 milliards de dollars par trimestre. Le Sun herald dans son édition du 11 février annonçait que le pentagone avait des crédits suffisants pour assurer l’occupation jusqu’en septembre 2004. Gageons que d’ici là, une série d’attentats ou d’événements justifieront une rallonge….

Mais ces explosions pourraient être devancées par une explosion sociale de l’Irak. L’Union européenne considère ainsi que « le chômage s’est déjà révélé une source de tensions sociales en Irak. L’instabilité sociale pourrait être aggravée par l’enchaînement inopportun des réformes économiques, l’insuffisance des filets de protection sociale et le manque d’attention accordée à la réduction de la pauvreté et à la sauvegarde des moyens d’existence ». l’Union européenne dénonce également la réforme des retraites en Irak ! ! ! Il y a là de quoi rire que de voir l’Union européenne se faire le chantre de la politique sociale.

A la lecture de ce constat, on comprend cependant pourquoi le syndicalisme irakien est en pleine renaissance malgré les arrestations, les mises à sac de locaux, les répressions de manifestations opérées par les troupes d’occupation. troupes d’occupation pour qui la liberté syndicale n’est pas un concept familier et par-là, la démocratie, même bourgeoise.

Le volet politique de l’occupation

L’IRAK est aujourd’hui placé sous administration américaine. Paul Bremer à la tête de l’autorité provisoire de la Coalition en est le proconsul. Il est assisté par un Conseil Intérimaire de Gouvernement composé d’irakiens d’obédiences très diverses et qui n’est rien d’autre qu’un organe fantoche. Rappelons qu’il a été nommé par Paul Bremer…. L’Irak n’est pas une démocratie. C’est un pays ou une épuration ethnique est en cours. 100 000 arabes ont été chassés du Kurdistan. Répétant ce que tous les colonisateurs ont fait par le passé en Irak et ailleurs, les États-Unis attisent les divisions.

Cette politique est le fruit d’un long travail intitulé « projet Irak de demain » et initié, il y a quelques années de cela (avant l’invasion) autour de 17 groupes travail rassemblant l’administration américaine et des irakiens exilés. Ces groupes ont défini ce projet « comme un pas en avant sur la voie qui mène à une nouvelle nation ». Il s’agit bien de cela à travers la guerre contre l’Irak et son occupation : remodeler un état du moyen orient pour en faire un État croupion, un dominion comme à l’époque des colonies. Le Kosovo, l’Afghanistan, Haïti, la Palestine  sont au cœur de cette tourmente.

Avec la guerre contre le terrorisme, les États Unis ont trouvé une nouvelle justification à leur impérialisme. Le discours civilisateur du 19ème siècle cède la place au discours antiterroriste. Les démentis d’Al Qaida quant à son implication dans les attentats en Irak ne changeront rien. Les dès sont jetés.

Dans ce jeu, l’Irak a une fonction essentielle : entretenir un foyer de tensions utile aux États-Unis et à Israël. Edward Walker, ancien secrétaire d’État américain notait ainsi le 23 février 2004  que « rien ne sera possible en Irak, tant que ne sera pas résolu le conflit israelo – arabe ». Or, rien de tel ne semble proche… Dans ce contexte, l’avenir de l’Irak ne peut être que sombre comme le souligne un expert militaire français, Alain Odier : « Le Sud et le Nord s’autogouvernent de plus en plus en s’affranchissant de la tutelle centrale de Bagdad. Les forces alliées devraient maintenir un semblant de stabilité sur l’ensemble du territoire en appuyant un gouvernement fantoche à Bagdad. L’Irak, toutes proportions gardées, devrait se libaniser, à la grande satisfaction des États voisins ». La souffrance du peuple irakien n’est pas prête de cesser….

Augustin Balby